1
Les cordes du piano sont désaccordées, toutes les assiettes sur le carrelage ont été brisées. Je te regarde te rhabiller après une pause trop courte ou trop longue je ne sais pas ce qui convient le mieux. Un orgasme ou plusieurs. On est plus à ça près. Je suis encore là, à espérer comme une folle que je ne t'aime pas. À te trouver les pires défauts du monde pour que tu me dégoutes. Ta voix trop rauque, ta démarche trop puérile ton sourire de travers sur tes dents trop blanches. Je suis allongée. À paresser avec pour seule compagnie sous mes ongles crochus mon paquet de clopes que je ne lâcherais pour rien au monde pas même pour toi. Tu vois, je sais m'en sortir. Je sais vivre sans l'autre. Parce que l'un sans l'autre c'est ce qu'il y a de mieux. Vu nos caractères de merdes et nos vies à désillusions branchés sur une fréquence de radio dépressive. On n'a pas le temps de s'aimer, tu n'as plus le temps de bander, je n'ai plus le temps de rêver. Il nous reste un bon vieux souvenir, les brulures d'allumettes sur mes avants bras. Tu auras tout le temps de les compter car il n'y en a que quatre. Je n'ai pas que ça à foutre moi. Je file boire mon verre de vodka et me fumer une clope sur le balcon. J'attendrais le prochain bus. Et tu iras voir ailleurs.
Les cordes du piano sont désaccordées, toutes les assiettes sur le carrelage ont été brisées. Je te regarde te rhabiller après une pause trop courte ou trop longue je ne sais pas ce qui convient le mieux. Un orgasme ou plusieurs. On est plus à ça près. Je suis encore là, à espérer comme une folle que je ne t'aime pas. À te trouver les pires défauts du monde pour que tu me dégoutes. Ta voix trop rauque, ta démarche trop puérile ton sourire de travers sur tes dents trop blanches. Je suis allongée. À paresser avec pour seule compagnie sous mes ongles crochus mon paquet de clopes que je ne lâcherais pour rien au monde pas même pour toi. Tu vois, je sais m'en sortir. Je sais vivre sans l'autre. Parce que l'un sans l'autre c'est ce qu'il y a de mieux. Vu nos caractères de merdes et nos vies à désillusions branchés sur une fréquence de radio dépressive. On n'a pas le temps de s'aimer, tu n'as plus le temps de bander, je n'ai plus le temps de rêver. Il nous reste un bon vieux souvenir, les brulures d'allumettes sur mes avants bras. Tu auras tout le temps de les compter car il n'y en a que quatre. Je n'ai pas que ça à foutre moi. Je file boire mon verre de vodka et me fumer une clope sur le balcon. J'attendrais le prochain bus. Et tu iras voir ailleurs.
